Les origines :
Le magnifique monument roman qu'est Saint-Sernin trouve son origine dans le désir d'exalter la mémoire de Saturnin, premier évêque et martyr de Toulouse, qui vécut dans la première moitié du IIIè siècle. (le nom latin, Saturninus, s'étant transformé dans la langue d'oc en Sarni avant de se franciser en Sernin).
Son histoire nous est connue par la Passio sancti Saturnini. Ce texte, rédigé sans doute au début du Vè siècle, raconte comment le "très saint homme Saturnin, évêque de la cité de Toulouse" - donc du terrritoire dont la ville était le chef-lieu - desservait, avec ses deux diacres et un prêtre, une petite église. De celle-ci on ne connaît aucun vestige architectural, mais elle est probablement à l'origine de la cathédrale médiévale Saint Etienne. Partant de son domicile, Saturnin devait passer devant le Capitole avant de parvenir à la "maison de Dieu" . En 250, il fut arrêté devant ce temple païn majeur dont une partie du soubassement a vraisemblablement été découvert en 1992 lors des fouilles archéologiques effectuées place Esquirol, le situant par là même au centre de la ville antique. L'édit publié par l'empereur Dèce en janvier de cette même année obligeait tous les citoyens de l'Empire à sacrifier publiquement aux dieux du paganisme : ainsi devaient-ils manifester leur fidélité aux pratiques religieuses traditionnelles de Rome et, à travers elles, leur unanimité autour de l'Etat menacé par les barbares. Accusé de troubler les oracles, puis sommé de sacrifier, Saturnin refusa héroïquement l'apostasie. Il fut alors attaché par les pieds au taureau que l'on devait immoler. Celui-ci, piqué au vif, entraîna dans sa fuite furieuse le corps, bientôt brisé et sans vie, de l'évêque. Selon la Passio, au sein d'une communauté chrétienne encore peu nombreuse et terrorisée, il se trouva deux pauvres femmes qui, près de l'endroit où le taureau avait abandonné le corps, se risquèrent à le recueillir en un cercueil de bois et à l'ensevelir dans une fosse très profonde.
Longtemps après, à une date inconnue du IVè siècle, l'évêque Hilaire, conscient des mérites de son prédécesseur, fit fouiller sa tombe jusqu'au cercueil. L'ayant trouvé mais n'osant le déplacer, il fit dresser au-dessus une toute petite basilique de bois. Malgré la modestie de ce premier martyrium , la vénération des "saintes reliques" qu'il abritait désormais commença et, autour de la sépulture ainsi sacralisée, les inhumations chrétiennes se multiplièrent. L'emplacement exact de cette tombe primitive de Saturnin -et donc de la basilique d'Hilaire- reste inconnu.
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Référence du texte : Visiter Saint-Sernin de Quitterie et Daniel Cazes
aux éditions SudOuest |
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Plan extrait du fascicule Visiter Saint-Sernin de Quitterie et Daniel Cazes aux éditions SudOuest |
Façade sud ouest en face de la rue du Taur |
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Ancien portail de l'abbaye (XVIème siècle)
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Porte Miègeville |
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Détail gauche en bas |
Coté gauche |
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Coté droit |
Détail droit en bas |
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Détails des chapiteaux de la gauche vres la droite |
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Modillons de la corniche de la porte Miègeville de gauche à droite |
Façade sud en face de la rue du Bellegarde |
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Fragments de sarcophages paléochrètiens issus probablement de la nécropole qui entourait la basilique. |
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Porte des Comtes. |
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Détails des chapiteaux de la gauche vres la droite |
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Modillons de la corniche de la porte des Comtes
(porte gauche) |
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Modillons de la corniche de la porte des Comtes
(porte droite) |
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Chevet de la façade est en face de la rue Saint Bernard et rue Merly |
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Coupole nervée de la croisée
du transept |
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Commandé par la Confrérie des Corps-Saint-Sernin, le décor du choeur fut réalisé entre 1536 et 1542 par les peintres Antoine Olivier et Bernard Nalot.
Au cul-de-four de l' abside se trouve le Christ de l'Apocalypse entouré du tétramorphe. |
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Cliquez sur la partie à agrandir (Haut, milieu, bas) |
Cycle de la Résurrrection du Christ dans la croissillon nord du transept, peint vers 1180 (les Saintes Femmes et l'ange devant le tombeau vide); les prophètes Jérémie et Isaïe au-dessus. |
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Rond-point du choeur : dans le mur ont été encastrés de grands bas-reliefs de marbre dus à l'atelier de Bernard Gilduin. |
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Très belles serrures des portes d'accès à la crypte. |
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La crypte est à deux niveaux.
Le déambulatoire est surtout impressionnant, aujourd'hui, par un important ensemble de retables, d'armoires et de reliquaires en bois sculpté, peint et doré, disposés au XVIIè siècle dans chacunes des chapelles et entre elles. |
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