BASILIQUE
NOTRE DAME
D'ORCIVAL
 

Ville :ORCIVAL

 

Département : 63 - PUY DE DÔME

 
Visité fin septembre 2010 avec le chevet en travaux et par temps de pluie. J'y reviendrai, c'est sur.....

 

Comme toutes les églises romanes - il n'y a preque pas d'exception - Notre-Dame d'Orcival est orientée vers le soleil levant, symbole du Christ et direction de Jérusalem. La règle semblait impérative et, pour s'y conformer, on a pas reculé devant les énormes travaux de terrassement qu'imposait, à Orcival, la configuration du terrain. On a entaillé la montagne à l'Ouest et enterré d'un tiers de sa hauteur le mur de façade. A l'Est on a détourné le ruisseau... Le matériau fut cherché au plus près : une pierre volcanique grise - de l'andésite - que pouvaient entailler sans trop de difficultés les outils des maçons. Ceux-ci s'acquitèrent de leur tâche rude avec une minutie et une conscience qui forcent l'admiration. Chaque pierre est layée de stries obliques en feuille de fougère, c'est-à-dire réparties de part et d'autre d'un axe central, de manière à former un angle aigu. Ce procédé de belle apparence, est courant dans la Limagne romane. Dans toute l'église, mais spécialement sur les arcades-contreforts du mur Sud de la nef et à l'intérieur sur les doubleaux du collatéral Sud, abondent les signes lapidaires, ces humbles marques de tâcherons, si émouvantes, qui sont la signature des tailleurs de pierres. La constance de certains signes confirme l'hypothèse d'un chantier rondement mené.
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Réf: Auvergne Romane du Chanoine Bernard Craplet aux éditions Zodiaque


Vue depuis la route
façade sud
Porte sud
détail mur sud
façade nord
façade ouest
clocher


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L'intérieur
 



Les chapiteauxde la nef sont presque tous à feuillages, avec seulement, ici et là, des aigles ou de petits personnages, dont deux "singes cordés"

Seul le chapiteau du pilier sud est historié.
Une inscription en grandes capitales, gravées sur le tailloir, désigne le héros de la scène : FOL DIVES : le riche, ce fou ! L'homme est accroupi entre deux démons. On le reconnaît à la bourse qui pend à son cou, symbole traditionnel de l'avare. Deux démons l'enfourche en enfer. A ses cotés, un homme et une femme. L'homme brandit un bâton, la femme tient serré sur son coeur un objet rond qui est peut-être une pièce d'or. L'avarice ? Le serpent diabolique est présent, qui lui lèche le menton. La luxure, souvent associée à l'avarice ?






La crypte
Dans les églises chrétiennes, l'image de la colombe est liée à la présence de l'Esprit-Saint Les Méditerranéennes savent qu'une colombe familière peut vous avoir accompagné silencieusement et être là alors qu'on ne s'en doute pas. Incontestablement , c'est à cette origine qu'il faut rattacher la "colombe eucharistique" utilisée comme tabernacle, autrefois plus fréquemment qu'aujourd'hui. On trouve une telle "colombe eucharistique" à la cathédrale d'Amiens.





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