Ses 51 199 habitants (92 927 pour l'agglomération) sont appelés les Albigeois et Albigeoises. La banlieue s'étend vers Arthès et Saint-Juéry. Albi est surnommée la « ville rouge » du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre historique.
Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son Palais de la Berbie, ancien palais des archévêques d'Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière. Ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant une très importante collection d'œuvres du peintre post-impressionniste. Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIIe siècle de la part de l'Église catholique connue sous le nom de Croisade des Albigeois. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre l'hérésie cathare.
En 2009, La France a proposé Albi pour être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. La décision devrait être prise en 2010.
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Référence du texte : Wikipédia.fr |
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Photos : J.Benard Novembre 2009 |
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Vue ouest |
Tours ouest |
Façade est |
Façade nord |
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Coté est de la porte sud |
Détail |
La cathédrale fait l'effet d'un immense navire en brique rouge (matériau traditionnel dans la région). Les contreforts prennent la forme de petites tourelles semi-circulaire qui se fondent dans la paroi et accentuent la verticalité de l'édifice. A l'ouest, une tour haute de 78 mètres domine la ville. Elle comporte quatre niveaux, séparés par des galeries à balustrade et construits sur une base de plus en plus réduite. Le premier niveau, massif, est presque aveugle et est encadré par quatre tourelles-contreforts au diamètre imposant. La décoration des différents niveaux va en s'affinant : meurtrière surmontées d'arcs de décharge pour les deux premiers, arcature aveugle et fenêtres géminées pour le troisième, clocher octogonal, ajouré par un double niveau de baies géminées et terminé par une terrasse pour le dernier.
L'entrée principale, qui se trouvait autrefois à l'ouest, comme le veut la tradition, se trouve désormais au sud (depuis la fin du XVe siècle). C'est à cette époque que, dans un style gothique tardif, on ajoute à cette porte un baldaquin. Ce dernier rompt l'unité de la muraille : la richesse du décor tranche avec la rigueur des murs de la cathédrale, et la couleur de la pierre utilisée, blanche, (calcaire) tranche avec le rouge de la brique.
Les voûtes du baldaquin sont d'une complexité excessive (profusion de nervures).
Les voussures de la porte abritent Saint Pierre et Saint Paul, ainsi que de nombreux anges, certains portant les instruments de la Passion.
Référence du texte : architecture.relig.free.fr |
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Cette image provient de : pagesperso-orange.fr/revue.shakti/albi2.htm
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La cathédrale d'Albi est, avec sa nef unique de 100 mètres de long, caractéristique du gothique méridional. La recherche de l'unité du volume prime celle de l'élévation maximale (telle qu'on peut la rencontrer à Amiens, Beauvais...). La largeur du vaisseau (chapelles latérales comprises) est égale à la hauteur des voûtes : 30 mètres. Le souci de pas scinder l'espace va jusqu'à intégrer les piliers dans la paroi (ils forment une sorte de contreforts intérieurs)
Néanmoins, la continuité de l'espace, qui dominait le projet initial, a été rompue à la fin du XVe siècle par l'ajout du jubé, qui introduit une forme de contingentement du volume intérieur. Ce préjudice fait à l'unité de l'ensemble est cependant compensé par la beauté même du jubé, l'un des plus beaux de France.
Le jubé est de style gothique flamboyant. Seules quelques statues ont échappé aux destructions de 1794 : Adam et Eve (pierre polychrome) ainsi que Marie et Saint Jean (bois).
Le choeur, qui s'achève par un rond-point à sept pans, est entouré d'une clôture de pierre richement scupltée qui introduit de ce fait une sorte de déambulatoire là où il n'y en avait pas. A l'extérieur, la clôture est ponctuée de 33 statues. Il s'agit de personnages de l'Ancien Testament, parmi lesquels on distingue deux femmes Esther et Judith.
A l'intérieur, on trouve les statues des 12 apôtres, de la Vierge, de Saint Jean-Baptiste, de Saint Paul et de Sainte Cécile. On peut établir un parallèle entre cette statuaire et celle de la chapelle Jean de Bourbon de Cluny (positionnement des apôtres, inscriptions identiques sur les banderoles et probablement même atelier). Le choeur comprend également 120 stalles.
On peut ajouter que du fait de la clôture et du jubé, qui occupent toute la partie orientale de l'édifice, le culte est actuellement pratiqué à l'ouest, contrairement à la tradition (on retrouve cette particularité à Rodez).
Référence du texte : architecture.relig.free.fr |
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La partie occidentale de la cathédrale
avec ses 10 chapelles latérales |
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Chaire sculptée en 1776 |
Sainte Cécile |
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Téléchargez le texte de la légende de Sainte Cécile au format PDF. |
La partie occidentale de la cathédrale
avec sa fresque du Jugement Dernier |
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Façade ouest portant la fresque du Jugement Dernier
avec au dessus
le buffet des grandes orgues
( détail, cliquez ici) |
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Téléchargez le texte de la description de l'orgue au format PDF. |
Coté sud-ouest |
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Coté nord-ouest |
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Détail sud-ouest en bas à droite |
Détail nord-ouest en bas à gauche |
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Les voûtes de la cathédrale d’Albi conservent (le sait-on assez ?) le plus grand programme pictural de la Renaissance, réalisé en France par une équipe de peintres italiens. Ce grand décor, exécuté entre 1509 et 1512, est dû à l’initiative de Louis II d’Amboise, évêque d’Albi de 1503 à 1510 (à la suite de son oncle, Louis Ier). Le prélat appartient à la puissante famille des Amboise qui monopolise grandes charges ecclésiastiques et hautes fonctions auprès de Louis XII, avec en particulier le tout puissant cardinal Georges d’Amboise, ministre et mentor du roi. L’évêque d’Albi, qui a participé à la campagne de Louis XII en Italie durant l’été 1502, est créé cardinal en 1506. Il passe beaucoup de son temps en Italie. Aussi, avec son frère Charles qui gouverne le Milanais, il va jouer un rôle de premier plan dans l’introduction des nouveautés de l’art italien en France.Poursuivant la politique artistique de son oncle, qui a fait sculpter le fameux chœur canonial flamboyant et peindre le Jugement dernier sur le mur occidental, Louis II achève la décoration de sa cathédrale en couvrant les voûtes d’un somptueux décor qui transforme l’édifice gothique en un grandiose sanctuaire « à l’antique », première illustration picturale de la Renaissance en France.Les voûtes, les parois des tribunes et les chapelles de la cathédrale associent habilement un programme iconographique de grande portée à une mise en scène grandiose. Sur les voûtes à croisées d’ogives, soulignées par des frises, des candélabres et des grotesques à la manière antique, se déploie un ensemble de scènes sur fond azur et rinceaux d’argent. Cinq des grands voûtains triangulaires ont reçu les principaux thèmes de la Révélation, de l’Annonciation à la Parousie en passant par la Transfiguration, l’Apparition au cénacle et le Couronnement de la Vierge, pour rappeler les temps forts de l’alliance de Dieu avec l’humanité. S’y ajoute la présence des prophètes et des rois de l’ancienne Loi qu’entourent les apôtres et les martyrs, les docteurs de l’Église et les saints protecteurs.Exécutée en quatre années seulement, la grande voûte d’Albi ne témoigne pas seulement d’un programme apologétique d’une rigueur doctrinale et d’une volonté pastorale militantes, elle illustre la capacité des grands ateliers padans (ou émiliens) à mener à bien la vaste entreprise que Louis d’Amboise leur a confiée. Grâce au recours à la fresque, l’ensemble est parvenu à nous quasi intact. Le système décoratif et le caractère serein des compositions répondent au style doux qui a triomphé autour de 1500 de la Lombardie à l’Émilie. Les peintres d’Albi sont restés anonymes (sauf pour l’un d’entre eux, Giovanni Francesco Donnela, originaire de Carpi – minuscule principauté qui, grâce à Alberto Pio rallié au camp français, connaît un bref âge d’or). Il s’agit d’artistes secondaires, sans doute, mais d’un métier parfait, qui savent diffuser les trouvailles de noms plus illustres (Foppa, Francia…). Ils sont capables de mener à bien un chantier immense (plus de 15 000 m2) avec autant de rigueur que de bonheur. Ce sont de telles œuvres qui ont assuré le succès du nouveau style et l’ont imposé à l’opinion.
Bruno Tollon
professeur émérite de l’université de Toulouse-Le Mirail |
Référence du texte : archivesdefrance.culture.gouv.fr |
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La partie orientale de la cathédrale
avec, au premier plan, le jubé |
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Accès
déambulatoire nord |
Gauche |
Centre |
Droite |
Accès
déambulatoire sud |
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Coté sud |
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Siège épiscopal |
Porte sud |
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Porte nord |
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Autel de la vierge à l'enfant
coté est |
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Statuaire du déambulatoire |
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Inconnu |
Inconnu |
Josaphat |
Esther |
Tobie |
Salomon |
Baruch |
Habacuc |
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Jonathas |
Ezéchiel |
Malachie |
Joël |
Amos |
Zacharie le prophète |
David |
Jacob |
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Siméon |
Zacharie le prêtre |
Jérémie |
Isaïe |
Osée |
Sophonie |
Michée |
Daniel |
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Aggée |
Abdias |
Inconnu |
Job |
Judith |
Esdras |
Jonas |
Nahum |
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Statuaire à l'ntérieur du grand coeur autour de l'autel |
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Josias |
un ange |
Vierge de l'annonciation |
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Mathias |
Simon |
Philippe |
Jude |
Histoire de Constantin et Ste Hélène.
En haut : Affrontement entre l'empereur Constantin et le roi des barbares Maxence.
Au milieu : Histoire de Constantin et de Sainte Hélène.
cliquez une des trois zones du tableau pour voir le détail |
| Le Trésor est aménagé dans une chapelle haute, dont les travaux ont révélé la vocation initiale : celle d'une chambre forte destinée à abriter dès le 13ème siècle, les archives et les objets précieux de la cathédrale. |
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